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MOT DU MAIRE

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BULLETIN JANVIER 2019 –  EDITO

2018 s‘achève dans une instabilité socio-économique que chacun perçoit ou ressent ; et des pannes politiques qui laissent les portes ouvertes béantes au populisme et à la démagogie.

Après avoir jeté l’opprobre sur les partis (tous pourris), les syndicats (qui ne servent à rien ou qu’à « foutre » le bordel), les patrons (qui s’en mettent plein les poches), nos sociétés post-industrielles peinent à une réflexion collective pour un effacement progressif des inégalités sociales.

« Qui permet la distribution des dividendes en même temps que le licenciement de ceux qui les ont produits. Qui autorise des rémunérations pharaoniques en millions d’euros et des revalorisations du Smic qui se comptent en centimes. »(1)

Dans ce contexte de mal être, certains, nombreux, ont décidé de parler, de se parler enfin.

Sur les ronds-points ou ailleurs, ils s’écoutent, votent à main levée et tissent un nouveau lien social nourri par leurs difficultés communes.

Se moquant, comme d’une guigne des postures idéologiques, ils élaborent ensemble des cahiers de doléances issus en direct de leur quotidien, trop douloureux pour nombre d’entre eux.

Bel exemple de démocratie où la parole se partage avec conviction et sans violence.

Fort heureusement, le tissu associatif se porte bien, même s’il est, dans bien des lieux, malmené suite à la suppression des emplois aidés.

Notre reconnaissance doit être sans faille à tous nos concitoyens engagés dans de nombreuses associations au service du mieux vivre dans nos territoires.

Là encore la démocratie s’exerce au quotidien à travers leurs actions ludiques, sportives et culturelles, qu’ils organisent  sans défaillir.

Les crises de la représentation politique et syndicale sont inquiétantes certes, mais le peuple trop souvent taiseux sait, au besoin, se mobiliser dans une fraternité de bon aloi.

Puisse 2019 être ponctuée par des actes forts, des politiques en direction des plus démunis d’entre nous.

Il est des responsabilités qui ne souffrent pas d’à peu près et d’atermoiements coupables.

A toutes et à tous, j’adresse des voeux de mieux vivre et de quiétude pour l’an neuf.

Philippe BELUCHE.

(1) « La violence des riches »
de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.